Quel bonheur d’avoir fini de travailler d’arrache pied, surtout pour Paul (65h/ semaine pendant 5 semaines si vous n’avez pas lu avant) et de pouvoir enfin profiter du fruit de notre labeur !
Ça avait bien commencé pourtant… enfin, bien fini. Lundi 8 novembre, dernier jour de récurage de toilettes au mantra. On avait une bonne équipe quand même. On se keep in touch, of course, on se hug, on se kiss, et on se dit see ya, même s’il est fort probable qu’on ne se reverra jamais…
Mardi 9, on ne perd pas de temps, on en a déjà presque plus, on file sur un bateau nommé Calypso qui nous emmène là-bas, où tout est neuf et tout est sauvage, enfin plus très neuf et moins sauvage (désolé JJG). C’est donc une virée sur la Grande barrière de Corail, un truc encore pas très bien connu du grand public mais on l’a testé pour vous, parce qu’on est comme ça, nous.
Verdict :… AWESOME ! (oui, dans cet e-mail, j’ai décidé de franglais, histoire de te faire progresser en anglais, lecteur, et aussi car nous avons un public international, je me dois donc de les intégrer dans mes racontages de péripéties) . Anyway, c’est dommage que ça soit si peu connu, ça leur ferait un superbe site pour touristes… Du fish en veux-tu, en voilà, et pas celui que Paul préfère, en rectangle et pané, Croustibat le bien nommé. Non ! du coloré, du long, du court, du gros, du rayé, en solo, en team, la réplique du film Némo (je me demande même s’ils ne se sont pas inspiré de ça… nooooo, ça m’étonnerait…). Et puis du shell, pas la station service, non, les coquillages (cette leçon d’anglais ne te fait pas de mal j’ai l’impression), et du shark… à côté, « les dents de la mer », c’était pour les bébés. On s’est même (pas) payé le luxe de faire une scuba diving, la plongée en bouteilles ET en maillot de bain, puisque l’eau est à 27°… Comme quoi, un bon moniteur, parlant anglais as well, et la plongée devient easy(Fred, si tu m’entends…).
Vous avez déjà pu admirer les superbes photos qui ont déjà été mises sur le blog, et vous nous enviez, c’est normal.
Lendemain, mercredi 10, on profite du grand beau de Port Douglas pour tout clean&put away : voiture, tente, nourriture, vêtements, le Spring cleaning comme il se doit à cette époque. On devait aller à la plage mais c’est le temps qui court, court, … et nous préférons aller à une free sunset cruise. Mais il se trouve que la croisière est en faite une régate entre les quelques propriétaires de bateaux du yacht club et qu’il faut revenir dîner à ce même yacht club après la course… On aurait mieux fait d’aller à la plage.
Jeudi 11 novembre, vous êtes en congés ? nous aussi ! Il fait juste une bonne vingtaine de degrés de plus que vous… Après un début grisaillant, le soleil se montre en puissance sur une plage abandonnée, coquillages et crustacées. Rajoutons juste les cocotiers, palmiers, eau à 28°, et les 4 mile de la beach, et le décor est plutôt bien planté. Le seul « hic », première fois qu’on met les pieds sur cette plage, après 6 semaines, à seulement 800 m… et dernière. Au moins, elle nous aura pas blasée celle là !
Ce même jour, départ pour Cairns et le début de l’aventure « East Coast », la partie la plus visitée de l’Australie, la plus prisée, la plus ensoleillée, mais pas la plus attendue puisqu’elle signifie aussi la dernière ligne (pas tout à fait) droite… ça vous rappelle quelque chose ???!
Cairns ! point de chute connu au bataillon puisque déjà arpenté avec la Herbaux’family, brother&sister &…pièces rapportées. C’est aussi le temps pour Angus de se faire vider son huile. Ça le détend, il est plus enjoué après… Un premier garagiste dégoulinant de sueur (mes premières waterfalls de la côte est) nous annonce 140$. Ok, on repassera. Son voisin, tout sourire et surtout sec, 100$… ok, on repasse !
Ça nous laisse le temps de nous promener, faire quelques emplettes , utile pour alourdir notre sac de retour, et d’aller le récupérer. Il se sent comme jeune à nouveau, et nous promet de nous emmener où l’on veut, quand on veut, par n’importe quelle chaleur ! Quel grand fou…
Samedi 13, alors, ça y’est, c’est le grand jour, on s’en va ! oulala, quelle excitation de revenir sur la route, cette A1 qui nous avait fait roulé jusqu’ici va nous aider à finir cette boucle. The last time que nous avions avalé des kilomètres était avec (encore et toujours !) mes bofs ! La minute nostalgique s’impose, eux qui ont « sorti écharpe, gants et bonnet » ( louise H, 26 ans, hôtesse d’accueil à L.M) .
Première étape : MissionBeach ! On nous en a tant parlé, à nous de voir ce que ça vaut. Notre route se passe sous un ciel plutôt bas, pas très nice pour le début des vacances… Comme nous avons un peu de temps devant nous, la pause déjeuner se fait à Etty Bay, une pointe qui, sur la carte routière, a l’air très sympa. Chose étonnante par contre, nous arrivons sur une route avec des roadsigns, « attention casoars », passage fréquent… Pour un animal rare, en voie d’extinction, agressif, habitant uniquement à Cape Tribulation et une forêt humide avec les Wallman falls (merci le Lonely), c’est intriguant ! Etty bay est une charmante crique, avec un petit camping au bout, quelques tables de pique-nique et un gros enclos à baignade (période des méduses oblige), tout à fait à notre goût. Entre 2 bouchées de sandwich au pain carré, What a surprise ! un casoar, un vrai, se balade tranquille pépère, les poils à peine brossés, sur le sable, à côté d’enfants construisant leur sandcastle… incredible ! Paul s’arme de l’objectif et mitraille (ce ne sont que des photos, on rassure Greenpeace ). Un voyage qui s’annonce bien dis donc…
On finit la route en guettant à gauche, à droite, en haut, en bas (surtout Paul, le driver-qui-regarde-le-kangourou-qui-est-trop-beau-mais-qui-est-en-train-de-se-battre-ah-non-il-est-avec-son-petit- mais attention, devant toi, y’a un camion) car nous sommes en fait dans une région casoarienne, donc il se peut qu’un animal rare soit partout autour de nous… arrivés sains et saufs (animaux et passagers de la voiture compris), le camping municipal de Mission Beach nous accueille les bras ouverts, beachfront de surcroît ! même si les douches et la kitchen laissent à désirer, le panorama est grandiose. Ballade au bord de l’eau, fin d’après-midi, palmiers, rochers, premiers baisers, la totale ! 18h30, Ah, on sera bien ici…
19h, « cooooooouuuuuuuuurrrrrrrrrrrrrrssss », la pluie sévit sur notre pauvre petite tente, nous obligeant à déguerpir vers la cuisine abritée… mais on ne peut pas allumé les lumières, sinon y’a des gros insectes qui viennent t’embêter (traduction, qui te foncent dessus) … je veux aller me coucher, NOW !
Dimanche 14, la nuit à Mission ? Impossible… la drashe tropicale est bruyante, continuelle, et point négatif qui chafouine un peu : la tente prend l’eau. Not good. 9h, réveil. Pluie. Petit-déjeuner. Pluie. Séchage du matelas. Pluie. 11h, plage idyllique ajournée, reprise de la route…
Ça nous pousse malgré nous à aller à Townsville, encore connue de notre âme de voyageur, mais cette fois-ci sous un ciel gris, pleuvinant, interdisant tout séchage de la maison et obligation de nuit en dur… C’est le budget qui va en prendre un coup… Le soir tombe et le ciel s’ouvre un peu. Nous en profitons donc pour aller nous balader sur la digue. Super bien aménagé, des jeux pour enfants, des parcours santé pour les sportifs, des barbecues partout et pleins d’informations sur les méduses et présences marines plus ou moins sympathiques. La digue finissant sur une splendide piscine ouverte à tous. Nous nous étonnons de cette installation publique quand un homme crie « turtle, turtle » en regardant la mer. Nous pensions qu’il blaguait pour faire sortir sa petite fille de la piscine mais en fait pas du tout. Nuos avons pu admirer une quinzaine de tortue remonter respirer tout au bord des rochers. Aaah un air de vacances…
Mardi 16, départ de Townsville pour Mackay. Le temps est très agréable à la pause déjeuner, à une dizaine de km d’Airlie Beach que la Herbaux Team connait bien. Nous décidons d’y passer pour faire un « plouf » dans le lagon. C’est un petit détour mais l’idée nous enchante vue toute la pluie précédemment. Mais comme nous sommes chanceux, il s’est mis à dracher à quelques km d’Airlie Beach et c’est notre enthousiasme qui en prenait un coup. On dormira sur place dans un backpacker très chouette. Au réveil le temps s’est amélioré et au moment du check out, on entend le gérant guider d’autres touristes vers des waterfalls tout près de là en disant qu’après la pluie, c’est super. Ahah, la pluie devient notre allier !! Ni une, ni deux, nous lui demandons the road to go !! Nous nous lançons dans une piste en dirt et nous voilà devant un 1er cours d’eau à traverser avec un van et une voiture arrêté devant. Nous smilions en disant « Eh ouais gars, fallait t’acheter un 4X4 ». Nous nous lançons, ça passe sans problème. Nous passons les 4 suivant et arrivons sur le parking rempli de vans, de voitures et d’un bus et notre fierté 4×4 dans le coffre… Les cascades sont magnifiques ! Séance photo et retour à Airlie Beach pour pique-niquer et profiter du lagon. Nous reprenons la route pour Finch Hatton, un peu plus dans les terres car il y a des chances d’apercevoir des Platypus (Ornithorynques). Nous arrivons au camping municipal qui n’en n’est pas vraiment un et une obligation de participer aux infrastructures en cash. Nous n’en avons pas et devons aller au pub pour en chercher. Nous rencontrons un vieux suisse parlant français et vivant dans ce bled retiré depuis un demi siècle. Nous nous dirigeons enfin vers cette réserve de platypus mais devons franchir la montagne avec un ciel menaçant mais donnant à toute la vallée une couleur splendide. Nous arrivons sur les lieux où le pont traversant la rivière sert d’observatoire. Nous pensions devoir attendre pour en apercevoir mais en fait une petite dizaine est venue faire un petit manège devant nos yeux tout grands ouverts. Un platypus, c’est une loutre d’une vingtaine de centimètres, un peu plus aplatis avec un gros bec à la duffy Duck ! Nous pouvons aller nous coucher tranquille et avec un toit au dessus de la tente car nous nous retrouvons sous un shed.
Mercredi 17, le lonely nous conseille d’aller voir des gorges et des waterfalls non loin de là. Nous voilà embarqué dans une promenade très sympas, devant traversé la rivère sans nos chaussures (comprendre tongues ») pour pouvoir la finir car la pluie a fait monté le niveau et le courant. De bonnes aventures ! Le soir nous dormons à Clairview, petit bourg au bord de plage. Nous installons la tente, profitons de la brise du soir sur la plage et surtout de la pluie incessante toute la nuit, matinée. On remarquait justement qu’on n’avait jamais du faire ou ranger la tente sous la pluie. Raté ! Nous partons tout de même en direction d’Agnes Water et Town of 1770 (à dire en Anglais, ahah, c’est moins facile tout de suite, hein ?). Le camping parait fermé mais non la gérante qui va devenir notre copine nous accueille non chaleureusement.
Jeudi 18 et vendredi 19, Agnes Water, spot de longboard sera propice à une session de surf pour nous 2. Nous voilà propriétaire de 2 planches pour 4 heures et surtout Julie pour sa grande première en dompteuse de vagues, rouleaux et écumes. 1ers pas dans l’eau plutôt hésitant mais très vite, elle se lève et hop une surfeuse de plus en Australie. Bilan, quelques vagues bien négociées et quelques brûlures sur nos ventres, les joies du surf sans lycra… Nous décidons de rester à Agnes Water pour la nuit et de reprendre la route le lendemain matin. Pour ne pas changer, nous voilà sous le déluge pendant la nuit et la matinée. Notre copine du camping venant nous mettre gentiment à la porte du camping en nous menaçant de nous faire payer un supplément si on reste.. On ne voulait pas gruger, on attendait juste une accalmie pour ranger la tente. Devant sa compréhension, nous voilà en train de ranger la tente sous le déluge. Une bonne journée qui commence…
Samedi 20, de nouveau sur la route fredonnant « I’m singing in the rain », nous nous dirigeons vers Hervey Bay. Port d’embarquement pour Fraser Island. Le backpack nous tend les bras et découvrons une immense pièce en bois style saloon avec canapé, grande cuisine et chaleureuse alors notre journée va se terminer ici, il ne manquait que le feu de cheminée…
Dimanche 21, arrivée à Brisbane sans pluie en fin d’après-midi avec sur la route juste une halte à Bundaberg, ville de la distillerie de Rhum du même nom. Nous tentons de trouver le seul camping de Brisbane (en tout cas selon le lonely). Chose accomplie, nous voilà en train de faire sécher notre tente. Les emplacements de ce camping sont très chouettes, avec une table de pique-nique par emplacement, un petit carré d’herbe, etc… La cuisine est rudimentaire par contre mais qu’à cela ne tienne, il n’y a pas de pluie !! Lundi, nous voilà d’attaque pour visiter. La ville est très jolie, le long de la Brisbane river. Au programme : Botanic Garden, balade en ville, grand building, lagon avec vue sur la ville. Mardi, la pluie a décidé de ne plus montrer le bout de son nez, nous profitons pour retourner en ville, flâner un peu, prendre le ferry, aller au restaurant, faire des photos nocturnes et se prendre une drache pour rentrer au camping.
Mercredi 24, nous voilà parti de Brisbane, c’était quand même une chouette et belle ville. Nous drivons vers Surfers Paradise, la ville aux grattes ciel sur la plage. Le temps n’est pas au beau fixe mais il ne pleut pas (encore) car arrivée sur place, une petite bruine nous chatouille les cheveux… Nous trouvons un camping dans la ville à côté et nous voilà installé. Dans les rues de surfers, que des schoolies (bacheliers, eh oui ils fêtent la fin d’année scolaire en ce moment). Donc des d’jeuns munis du bracelet rose de la soirée à ne pas manqué avec pour slogan « Be safe and watch out you mate ». Nous ne l’avons pas alors ca sera camping party !! Le lendemain, il fait mitigé mais le soleil chauffe bien alors nous profitons de la plage. En fin de journée, nous ne faisons que 30 km pour notre halte suivante. A Coolangatta, dernière ville du Queensland. Cela nous change de nos 600 km parcourus par jour normalement.
Vendredi 26, journée à la plage de Coolangatta, soleil, vague et achat de bodyboard pour vraiment en profiter. Nous brunissons à vue d’œil ! Nous prenons la route en fin d’après-midi. Direction le New South Wales, cela nous fait bizarre car ça y est, nous voilà de retour au 1er Etat, on a quasiment fait le tour. Nous changeons également notre montre car nous prenons une heure de plus et nous voilà comme au début avec 10heures de décalage avec vous. Nous dormons dans une rest area gratuite. Réveillés par des poules au levé du soleil (5h), le voisin nous avait prévenu…
Samedi 26 et Dimanche 27, nous quittons nos poules et nos voisins bizarres et nous reprenons la route pour Byron Bay. Nous longeons la côte, le soleil bleui la mer, les vagues sont transparentes et nous nous arrêtons à un Lookout pour admirer les surfeurs. Et là, surprise, à quelques mètres des surfeurs, des dauphins venus s’amuser dans les vagues. Etonnant et amusant. Nous arrivons à Byron Bay le midi, nous nous installons et hop direction la plage, planche et crème solaire sous le bras. Nous profitons de ce soleil qui nous manquait tant. Etant qu’à quelques 600km de Sydney, nous décidons de rester un jour de plus. Malheureusement c’est la grisaille qui a repris le dessus mais il ne pleut pas et il fait chaud. Ce sera donc un peu de plage et une grande balade au Cap Byron pour essayer de voir des dauphins en vain et le panorama de la Baie vu du phare. En rentrant de la balade, le soleil couchant (sur le continent et non sur la mer, eh oui, on a la tête à l’envers) donne des couleurs roses, oranges puis jaune au ciel. Nous prenons le dessus sur la grisaille !!
Lundi 29, départ de Byron Bay pour ??? C’est une bonne question, nous n’en avions aucune idée… Nous roulons une centaine de kilomètres et nous décidons de nous arrêter à Minnie Water. Le lonely ne dit rien sur ce bourg mais il y a des campground en parc national. Ni une, ni deux, nous voilà installé près de la mer sous le soleil. Moi les pieds dans l’eau et canne à pêche à la main, Julie sur le sable carnet à la main. C’est tellement agréable. Comme c’est gratuit, on se dit qu’on pourrait rester une journée car c’est fort chouette.
Mardi 30, la veille de l’avant… Aaah arrêtez de tout décorer Christmas alors qu’on est en chort et T-shirt, que le soleil est (presque) là. Eh oui, les villes commencent leur décoration de noël mais on a vraiment du mal à y croire. Anyway, nous nous réveillons dans notre petit campground paradis mais la pluie est venue pendant la nuit et le ciel gris également. Nous remballons donc tente and stuff et nous voilà en route pour Crecent Heads, capitale australienne du Longboard. Le lonely ne référence que des campings chers mais il y a des parcs nationaux avec des campgrounds donc c’est là que nous irons passer la nuit. Il pleut encore et toujours. En fait un jour sur deux on a du beau temps… Ce sera donc demain et pourquoi pas avec un nouvel essai de surf si les vagues le permettent….Finalement, encore et toujours de la pluie alors reprise de la route pour Port Macquarie en espérant que le temps se lève..
P et J